Versions originales
D’un bout à l’autre de sa carrière, Goscinny n’a cessé de mettre en scène des différences de langues, de langages, des traductions et des incompréhensions.
Clément Lemoine recense et classifie les nombreux personnages d’interprètes et de traducteurs dans les différentes séries écrites par Goscinny. D’où vient l’importance de ce thème dans une œuvre qui s’étend sur plusieurs décennies ? Quel sens peut-on lui donner ? L’auteur analyse la portée de cet élément comique récurrent et le replace dans l’esthétique goscinnienne au sens large.
Une clé nouvelle pour mieux comprendre la modernité du plus grand scénariste de la bande dessinée française.
Préface de Benjamin Herzberg
| Pagination | 120 pages |
|---|---|
| ISBN | 9791096373437 |
12,00€
La première édition de « Versions originales » a été publiée en décembre 2012.
Voici quelques critiques parues à l’époque :
Sur scenario.com. Un article de Fredgri :
« Clément Lemoine, à travers cet essai, pose un regard analytique sur les personnages d’interprètes et de traducteurs qui traversent l’œuvre de René Goscinny. Il les dénombre, en sort des schémas, rebondit sur les thèmes qui s’en dégagent, le voyage, le langage, l’écriture, l’incommunicabilité, l’humour… Et progressivement, au travers de ce prisme, il décortique les fondements de l’œuvre du maître à grand renfort de démonstrations et de thèse…
… Et comment vous dire ? C’est passionnant !
Eh oui !
On commence la lecture de ce petit livre d’un peu plus de 100 pages en se disant que vraiment, quelle idée biscornue d’aborder Goscinny par là, mais très vite, Clément Lemoine arrive à intriguer son lectorat.![]()
Car intrigant ça l’est, ces traducteurs qui traversent l’œuvre de Goscinny sont légions, ne sont pas juste une partie du décor, ils en deviennent un élément clé de l’écriture du père d’Asterix, du petit Nicolas. Et la démonstration est vraiment convaincante. L’auteur étaye son propos, ses déductions de nombreux exemples pris dans le texte (en contre partie, cela manque sérieusement d’une iconographie exhaustive pour illustrer les nombreuses citations qui sont, à la finale, assez frustrantes) et on se prend vite au jeu devant la pertinence du propos.
C’est à la fois très érudit, avec une écriture très abordable, même par les amateurs non éclairés. Lemoine n’est pas là pour perdre son lecteur, mais pour lui ouvrir des pistes de réflexions, des observations qui pourraient ensuite l’amener à reconsidérer ses lectures sous un autre jour (moi même j’avoue que je me relirais bien quelques albums cités dans le livre, ne serait-ce que pour redécouvrir cette œuvre d’une incroyable richesse !).
Si vous êtes un tantinet curieux, ce petit livre, assez rapide à lire, pourrait être une très agréable surprise !
Très conseillé ! »
Sur Actuabd, une brève de Didier Pasamonik :
« Voilà un sujet inédit et pour le moins original : comment chez un auteur comme René Goscinny le monde et ses différents idiomes sont-ils retranscrits dans l’œuvre ?
Il faut dire que Goscinny est un cas. Né à Paris de parents d’origine polonaise et ukrainienne, il vécut en Argentine de l’âge de 2 ans à l’âge de 19 ans, puis 6 ans à New-York (où il rencontra Morris et où il travaillait pour un exportateur tangérois), pour venir se faire publier en Belgique (où il rencontra Uderzo) et créer ensuite avec un fils d’immigrés italiens le personnage de BD qui incarne le mieux la France : Astérix !
Dans ses bandes, on parle anglais, espagnol, italien, égyptien, chinois, japonais, latin, russe… et un certain nombre de langues imaginaires.
On y décrit surtout un incroyable brassage de civilisations, de Spaghetti à Lucky Luke, d’Iznogoud à Astérix, bien caractéristique de celui qui écrivit : « J’aime beaucoup les étrangers, j’ai longtemps été étranger moi-même. »
Clément Lemoine étudie tout cela dans Versions originales – Traducteurs et traductions dans l’œuvre de René Goscinny (couverture de Cabu). C’est publié par SCUP et Michel Lebailly, l’ardent animateur de la Librairie Goscinny. »
Et aussi, sur OnapBlog, un article de Baril « On n’avait pas tout dit sur Goscinny »
« Clément Lemoine – que les fidèles lecteurs de ce blog connaissent mieux sous le pseudonyme de Filak –, c’est un type qui ne fait pas les choses à moitié. Ainsi, quand un libraire lui demande d’écrire un article pour son bulletin d’informations, il y passe 3 ans et pond un texte de plus de 100 pages.
C’est ainsi que Michel Lebailly, de la librairie Goscinny, s’est retrouvé à éditer Versions originales : Traducteurs et traductions dans l’oeuvre de René Goscinny. Un petit bouquin drôle et surprenant qui, sur un sujet en apparence limité (les personnages d’interprètes et les jeux de traductions chez Goscinny), parvient à raconter plein de choses passionnantes. De quoi vous donner envie de relire tout Goscinny à la lumière de ces réflexions (comme s’il y avait besoin d’un prétexte pour relire tout Goscinny).
En tous cas, chez Onap, on n’ose même plus demander à Clément de rédiger une note de blog, de peur qu’il nous donne à publier une encyclopédie. »
Et encore, sur tropbath, une brève de fdauvillier :
« L’ouvrage de Clément Lemoine se penche sur les personnages d’interprètes et de traducteurs qui traversent l’œuvre de René Goscinny. L’essai ne se cantonne pas aux séries majeures et aborde – c’est ce qui en fait l’intérêt et le charme – les collaborations de Goscinny avec Berck, Macherot, Maréchal,Tibet… »
Sur le site « Stripologie.com » :
« C’est un constat fort judicieux que tient Clément Lemoine en ouverture de son livre, quand il évoque, à propos de Goscinny, « la constance du thème du langage dans l’ensemble de son œuvre ». Ou plus exactement des langages, c’est-à-dire des moyens grâce auxquels les hommes, et leurs alter ego, personnages fictifs de papier, communiquent. Ou ne communiquent pas. « D’un bout à l’autre de sa carrière, Goscinny n’a cessé de mettre en scène des différences de langues, de langages, des traductions et des incompréhensions », poursuit l’auteur. C’est sur ce thème très précis qu’il disserte, décortiquant de larges pans de la très vaste production du grand scénariste, qui fut d’abord dessinateur. Clément Lemoine a eu l’excellente idée de s’en tenir à son propos, de ne pas multiplier les pages à ne plus savoir qu’en faire. Bref, efficace, et bien vu. »